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Les grands honneurs pour Karolanne Bourdages

publié le 10 juin 2011 à 03:42 par Association Soccer Varennes   [ mis à jour : 11 sept. 2011 à 13:17 ]
KAROLANNE BOURDAGES
Source: www.forcesavenir.qc.ca

AVENIR ÉLÈVE PERSÉVÉRANT



Karolanne Bourdages
École des Sources

Discuter de ténacité ou de persévérance avec Karolanne Bourdages, c’est un peu comme discuter météo avec un météorologue. Elle s’y connaît. Chaque jour de la semaine, la jeune fille de 15 ans se tape 1h30 de voyagement, matin et soir, pour aller et revenir de l’école. Chaque jour de la semaine, elle multiplie les efforts afin de déjouer sa dyslexie et ainsi améliorer ses notes. Chaque semaine, elle fréquente de trois à quatre fois les périodes de récupération et s’offre au moins deux séances de cours privés. Et tout cela afin de pouvoir aller au bout de son rêve : joindre l’équipe nationale  féminine de soccer et se rendre aux jeux Olympiques !

« L’école n’a jamais vraiment été facile pour moi, même au primaire. Le sport est donc devenu ma motivation parce que c’est sur un terrain de soccer que je trouve ma valorisation. Mais pour faire partie du programme sport-études, il faut que mes notes soient bonnes. C’est mon plus grand défi  confie timidement la jeune élève de 2esecondaire de l’école des Sources à Dollard-des-Ormeaux.

Quand Karolanne avoue que l’école n’est pas facile pour elle, elle le fait sans cachette. Souffrant d’une dyslexie de niveau très avancé, ce qui complexifie grandement ses capacités d’apprentissage et même de rétention de l’information, la jeune fille raconte que ses résultats se situaient, jusqu’à tout récemment, bien en deçà des notes de passage.

« Pour joindre un programme sport-études, il faut des notes de 75 % et plus et comme je suis dyslexique, bien… c’est difficile d’y arriver. J’ai fait trois écoles différentes avant d’être acceptée par l’école des Sources. Ma motivation est revenue et cette année, même si j’ai pas encore les meilleures notes, je les ai montées beaucoup », souligne-t-elle, ajoutant qu’à chaque semaine, le samedi matin, elle se rend à son entrainement neurofeedback, un entrainement qui permet de stimuler les parties de son cerveau qui sont moins alertes en raison de sa dyslexie.

C’est donc cette nouvelle source de motivation qui pousse Karolanne à se lever à chaque matin vers 5h15 et se préparer en vitesse pour arriver à temps à son école. C’est aussi cette motivation qui la pousse à mettre en action tous les moyens possibles pour réussir et améliorer ses performances académiques. En début d’année, elle a même fait le choix de ne participer qu’à seulement trois entrainements sur cinq afin de pouvoir consacrer plus de temps à ses études. Il faut comprendre que malgré un programme d’études allégé, il faut tout de même voir la matière dans sa globalité et Karolanne doit prendre le temps nécessaire pour bien l’assimiler. Avec l’aide d’un ordinateur spécial qui l’aide à la compréhension des textes, de ses visites répétées à la récupération et de ses cours privés, elle met toutes les chances de son côté pour avancer. Et les résultats progressent bien car la jeune fille est maintenant passée à quatre entrainements de soccer par semaine.

« Karolanne est une élève assidue et elle garde toujours le sourire. Les embûches que lui cause sa dyslexie ne sont pas minces, mais ses efforts seront certainement récompensés. Elle est d’ailleurs l’une des plus jeunes joueuses à avoir été admise au programme provincial », raconte Pierre Lapointe, coordonnateur du programme sport-études de l’école des Sources.

En effet, les performances sportives de Karolanne lui ont valu l’opportunité de joindre le Centre national de haute performance de soccer situé à Laval, ce qui représente pour elle un tremplin vers son rêve de joindre l’équipe canadienne.

« Sans l’appui et la présence de ma famille, je n’avancerais pas aussi bien, s’empresse de dire Karolanne. Mon frère est d’ailleurs une source d’inspiration pour moi. Lui aussi a toujours travaillé fort pour avancer dans son sport et ne s’est jamais découragé. Pour moi, l’école est plus difficile, mais je ne me décourage jamais aussi. »

Et quand on lui demande laquelle de ses ambitions Karolanne trouve la plus ardue, l’obtention d’un diplôme ou son éventuelle sélection à l’équipe canadienne, elle ne réfléchit pas longtemps avant de répondre. « Finir mon secondaire, c’est mon plus gros défi. Pour le soccer, je fais déjà tout ce qu’il faut et je sais que je peux y parvenir. Dans les deux cas, je ne lâcherai pas, même si c’est parfois difficile. »

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Karolanne Bourdages
École des Sources



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